L'étymologie du mot "sakura", symbole de la beauté japonaise, et l'histoire du hanami au Japon

À la fois symbole de beauté et emblème les plus reconnaissables du Japon, les fleurs de cerisier (“sakura” en japonais) sont à la fois populaires et méconnus.

Pour votre prochain hanami, 供TOMO a rassemblé pour vous quelques faits intéressants pour en savoir plus sur cette fleur incontournable et impressionner vos amis.

Les racines de la fleur de cerisier

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Avant d'être un prénom populaire au Japon, le terme “sakura” était utilisé (et l’est toujours) pour décrire la fleur de nombreux arbres, membres de la famille des prunus (regroupant des fruits variés, notamment les Prunes et les cerises, mais aussi les abricots, les amandes...). Il est intéressant de noter que cette fleur est classée parmi les rosaceae, le groupe des roses communes. Avec plus de 600 types de fleurs de cerisier, la terminologie peut prêter à confusion, mais le sakura fait généralement référence au cerisier ornemental, non comestible (et ne doit pas être confondu avec la fleur de prunier).

L’étymologie du mot “sakura” :

Très peu de gens savent que le nom Sakura vient de Konohanasakuya-hime, la déesse des volcans et des fleurs, ayant elle aussi pour symbole la fleur de sakura.

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La mythologie qui entoure cette déesse est riche et fascinante. Si vous souhaitez en apprendre davantage à son sujet, nous vous recommandons de visiter le sanctuaire Asama, situé à Kawaguchi, qui lui est dédiée. Les Japonais viennent aussi s'y receuillir afin de vénérer les divinités des volcans.

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Si vous avez un jour la chance de vous rendre au Mont Fuji, ne manquez pas de vous arrêter au Fuji Omuro Sengen, le plus ancien sanctuaire de la région, construit en 699. Bien évidemment, ce lieu ancestral est entouré de magnifique sakura. Avant de vous y rendre, n’hésitez pas à consulter notre article sur la façon de prier dans un sanctuaire shinto!

600 nuances de rose :

L'appellation de cerisier en japonais décrit plus de 600 variétés différentes d'arbres. Il est utilisé pour catégoriser les arbres qui présentent des formes de pétales, des périodes de floraison ou même des couleurs différentes, allant du blanc au rose.

Pour vous faciliter la tâche, voici les 6 principaux types de Sakura que vous devez retenir :

-le Kanzakura (寒桜) : endémique des pays d'Asie de l'Est, cette variété est reconnaissable au rose profond de ses fleurs. Elle fleurit généralement à partir de la fin du mois de février.

-l'Edo-higan (江戸彼岸) : fleurissant de fin mars (période Higan) à mi-avril, cette variété est plutôt claire et ses arbres poussent lentement. Cette pousse lente permet à ces arbres de vivre plus longtemps, le plus vieux sakura de tous les temps étant le Jindai-zakura, dont l'âge est estimé à 2000 ans.

-Le Shidarezakura (枝垂桜) : apparenté à l'Edo-higan, cet arbre se distingue par ses branches tombantes - d'où son nom commun de “cerisier pleureur”.

-Le Yamazakura (山桜) : avec une fleur rose et des feuilles rougeâtres, ce type de sakura fleurit généralement début avril.

-Le Someiyoshino (染井吉野) : le sakura le plus typique du Japon. Les fleurs roses et blanches éclosent avant les feuilles.

-L'Oshimazakura (大島桜) : typique de l'île d'Izu Ōshima et de la péninsule d'Izu. Les feuilles de ce sakura aux feuilles blanches sont salées, puis utilisées pour envelopper les sakura-mochi (pâtisseries japonaises à base de riz gluant qui se marient tout particulièrement avec le Café Genshin).

L’histoire du hanami

À l'origine, le hanami était un événement destiné à prier pour une bonne récolte au printemps. Les Japonais faisaient un banquet avec du saké et un festin tout en regardant les fleurs avec les divinités de la montagne. Au cours de la période Heian (794-1185), il était organisé comme un événement de loisir pour les aristocrates. Après la période Kamakura (1185-1333), cette pratique est devenue populaire parmi les familles de samouraïs. En 1598, Toyotomi Hideyoshi a organisé un grand événement appelé "Hanami à Daigo" avec 1 300 personnes au pied de la montagne, dans le temple Sanbo (un sous-temple du temple Daigoji), à Kyoto.

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Le jardin Sanbo-in à Kyoto

Au cours de la période Edo (1603-1868), Iemitsu Tokugawa, le troisième shogun du Japon, a fait transplanter des cerisiers de Yoshino-yama (ville de Nara) à Ueno(Tokyo).

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(Le Parc d'Ueno, à Tokyo)

Ueno est devenu ainsi un célèbre lieu d'observation des cerisiers en fleurs. Les fleurs de cerisier se sont répandues dans tout le pays, et le hanami est devenu un évènement de plus en plus populaire au Japon.

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Conclusion

Bien que les temps aient changé, l'amour des Japonais pour les cerisiers en fleurs n'a pas changé. Le Covid a rendu difficile l'organisation des hanami, mais nous pouvons toujours profiter du charme des cerisiers qui fleurissent et tombent en nous promenant tranquillement le long des cerisiers en fleurs ou en admirant des bonsaï de cerisiers à la maison.

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